Informations Presse
Kami no Shizuku – Les Gouttes de Dieu (titre en français)
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Avec plus de 500 000 copies de vendues, cette série à prouvée qu’elle était l’ambassadeur du vin, des noms de châteaux mentionnés dans les histoires de ces livres ont vu les ventes de vins exploser au Japon, Korée du Sud et Chine. Le producteur Monsieur Despagne du Château Mont Perat 2001, vin de Bordeaux à son importateur à Taiwan qui lui a vendu 50 caisses soit 600 bouteilles en deux jours!
Question : Comment faire la promotion des vins français au pays du manga ? Il suffit de faire un manga qui raconte l’histoire du vin français et les ventes décollent.
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Titre japonais : 神の雫
Auteur : Shuu Okimoto (オキモト シュウ)
Editeur : Kodansha
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Depuis quatre ans, une bande dessinée japonaise raconte l'histoire d'un sommelie et contribue à l'essor du vin français à l'étranger et notamment auprès des jeunes.
Lancé en 2004, la bande dessinée Kamino Shikuzu (les gouttes de Dieu) a provoqué un véritable phénomène de société.
L’histoire est celle de Shizuku Kanzaki, un jeune garçon dont son père est un expert en vin et qui décède. Il est engagé dans une société de bière, au département consacré au vin en raison de son père, un œnologue célèbre. Son père meurt en laissant son héritage à la première personne capable de reconnaître douze vins (terroir et millésimes) et parmi lesquels la célèbre goutte des dieux. Le héro décide, avec l'aide d'une jeune femme, de partir à la conquête de son honneur et de son héritage.
Mise à part les aventures de cet apprenti sommelier, il est incroyable de constater l'impact que la bande dessinée a pu avoir sur les ventes de vins. Monsieur Thibault Despagne, un jeune viticulteur bordelais, propriétaire du Château Mont Perat, précise que l'apparition de son vin dans le manga a eu plus d'impact sur les ventes qu'un bon article de Robert Parker.
Thibault Despagne qui profite de l'engouement du Japon pour son Château Mont-Perat est tel qu'en septembre 2007, les 20 000 bouteilles mises sur le marché japonais ont été vendues en une seule journée ! Thibault Despagne compare la popularité de son vin Château Mont Perat, Bordeaux, après l'apparition dans « Kamino Shizuku » à celle connue par le pinot noir après le succès du film « Sideways, ».
Le manga est une des choses que le Japon exporte le mieux en ce moment, c'est toute l'Asie qui s’embrase et qui succombe aux vins français. En Corée du Sud le manga a provoqué une hausse des ventes de vin français de 30%.
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Propos
recueillis par Sylvain Ouchikh Le Figaro du 17 Avril 2008
C’est en
1983 que Robert Parker s’impose dans le monde du vin. Cette année là, en
affirmant contre l’avis des professionnels toute la beauté du millésime 1982,
ce critique américain devient un « gourou » dont les appréciations,
dans la presse ou dans le Guide Parker (éditions SOLAR » régulent
désormais le marché mondial du vin. Une note supérieure à 95 points (il a
inventé la notation sur 100 points) et le prix de la bouteille atteint des
niveaux stratosphériques. Une mauvaise évaluation ? C’est la chute brutale.
Conscient de ce pouvoir et en dépit de solides inimitiés, Robert Parker affirme
ne subir aucune pression, autre que celle que son goût lui impose. Amoureux
revendiqué de la France et de sa culture (il pqrle le
français). Robert Parker 60 ans est aussi propriétaire d’un vignoble dans
l’Oregon. Dans cet entretien rare, il nous livre ses premières impressions sur
le millésime 2007 et sa vision de l’évolution du marché. Le
Figaro : Vous revenez de Bordeaux où vous avez dégusté le millésime 2007
en primeur. Qu’en dites vous ? Robert Parker :
Il se présente bien mieux que je ne le pensais. Il a dû endurer un été
désastreux. Heureusement, le temps sec, chaud et ensoleillé de septembre 2007
semble l’avoir sauvé. Les meilleurs châteaux, dont les ressources financières
ont permis d’effectuer un travail rigoureux dans le vignoble et une sélection
stricte, ont produit des vins fruités, doux, très charmeurs, qui seront
plaisants à boire dans les prochaines années. Ils n’ont pas la densité, la
structure et la puissance des grands millésime, mais ils seront sur la finesse,
l’élégance et d’un manière générale bien équilibrés. En revanche, les vins de
qualité inférieure, qui constituent la majorité de la production sont sans
relief avec un goût herbacé, voire végétal. Globalement, ils sont décevants. Le
Figaro : Lors d’une journée de travail pendant les primeurs combien de
vins dégustez-vous ? Je travaille en trois
étapes. Il y à douze ou treize rendez-vous dans des châteaux. D’autres jours je
travaille avec des professionnels comme l’Union des Grands Crus ou le Cercle de
Rive Droite, qui centralise un grand nombre d’échantillons. Et, enfin je vois
des négociants qui ont une sélection spécifique de vins, à tous les prix, que
je goûte. Au final, une grande partie des vins sont testés sur période de dix à
onze jours, deux à quatre fois dans des conditions différentes. Le
Figaro : Vous arpentez le bordelais depuis 1982. Comment jugez-vous son
évolution ? Il est facile de
critiquer cette région tant elle possède de châteaux de réputation mondiale.
Mais il y a des raisons à cette notoriété : ils sont les plus constants
dans la production des plus grands vins du monde, et ce, dans la longévité. Une
véritable révolution qualitative a été
réalisée lors des dix-quinze dernières années. En fait, Bordeaux est souvent
critiqué car ses vins les plus célèbres sont devenus aussi chers que des objets
d’art. Mais heureusement, il y a encore un océan de vins de grande qualité à
des prix raisonnables.
Le
Figaro : Entre vous et Bordeaux, on a parfois le sentiment d’une relation
orageuse ? Je n’ai jamais pensé
que ma relation avec Bordeaux était orageuse. Mais impressions restent
positives. Bien sûr, il y a bien des propriétaires viticulteurs que mes
remarques énervent. Je le comprends parfaitement et je l’accepte avec humilité.
La grande majorité des producteurs sont des gens sérieux dans ce qu’ils font.
Ce qui dérange c’est qu’une personne puisse avoir autant d’influence sur le
marché du vin ou même sur l’image de leur vin. Ce n’est pas quelque chose que
je souhaitais. J’en suis conscient mais ce n’est pas pour autant une pression
pour moi. Je dois simplement me dire, à la fin de la journée, que j’ai bu du
vin comme n’importe quel consommateur. Je me dois d’être loyal envers moi-même
et envers mes lecteurs, pas envers les gens qui produisent les vins. Cela dit,
je les admire beaucoup. Depuis trente ans que je vais dans le vignoble
bordelais, j’ai rencontré des professionnels remarquables avec une connaissance
pointue de leur terroir, de leurs vins, de leur histoire et de leur culture. Le Figaro : Comment jugez-vous la globalisation du marché du vin ? C’est très bénéfique aux producteurs. Ils ont aujourd’hui la possibilité de
vendre dans tous les pays où l’intérêt pour les bons vins prédomine. Et puis,
la consommation de vin dans le monde devient de plus en plus populaire. D’un
point de vue stratégique, je porte une attention particulière à l’évolution du
goût et à l’intérêt grandissant pour le vin dans les contrées asiatiques. On
constate une attention remarquable pour le vin, comparable à ce que nous avons
connu aux Etats-Unis dans les dix dernières années. Les enquêtes d’opinion
montrent que le vin a remplacé la bière dans la consommation courante aux
Etats-Unis. Et cela devrait continuer. Les Asiatiques découvrent tout juste les
vins du monde, et cela sera très bénéfique à la
France,
car ils deviennent de plus en plus éduqués sur les différents types de vin et
sur les différentes régions. Le Figaro : Vous avez souvent affirmé que la
France produisait les plus grands vins du monde. Est-ce toujours vrai ? Le vin français reste la référence pour tous les pays producteurs de grands
vins. Sa grandeur et sa qualité intrinsèque sont devenues des indicateurs
influençant les vignerons des autres pays dans l’évaluation de leur production.
Les vins français, aujourd’hui, ont considérablement progressé dans la qualité,
même dans les années difficiles. Le Figaro : Ce leadership n’est-il pas menacé par des vins d’Italie,
d’Espagne ou du Nouveau Monde ? Il y toujours eu de la compétition. L’Espagne fait actuellement beaucoup de bruit sur la qualité grandissante de ses
vins. C’est un pays qui a évolué d’une mentalité coopérative à une mentalité
artisanale propre à chaque domaine. L’Italie du Sud a beaucoup progressé
également. Ces deux pays
Sont
aujourd’hui capables de proposer des vins d’un bon rapport qualité-prix. Mais
le monde est grand et le nombre de personne réclamant des bons vins augmente
plus rapidement que ce que peut produire la
France,
l’Italie ou l’Espagne. Tout est une question d’éducation et de positionnement
du produit sur un marché cible. Le Figaro : Dans le passé les consommateurs semblaient préférer les
vins boisés. Qu’en est il aujourd’hui ? Je crois que c’est un mythe. Je pense qu’une des raisons de ce mythe est le
fait que j’ai été très critiqué pour aimer les vins puissants, très boisés et
surextraits. Tout cela est loin de la réalité ? Il suffit de lire mon
journal ou mes livres pour s’en convaincre. C’est la même chose avec les consommateurs
qui recherchent un vin pur, avec du caractère et ce sera toujours le cas.
Le
Figaro : Quel est le style dominant aujourd’hui ? On assiste au retour
des cépages indigènes qui ont été souvent ignorés ou alors vendus à des
coopératives. De jeunes et nouveaux vignerons du sud de la
France,
de l’Espagne ou d’Italie les exploitent désormais. Par conséquent, nous avons
une plus grande diversité. Bien sûr, les médias préfèrent quand c’est blanc ou
noir et affirment qu’il s’agit d’un style international. Mais en fait, il y
plusieurs styles. Les vins sont de plus en plus qualitatifs et ils se
distinguent par leur personnalité, leurs qualités et non plus par leurs
défauts.
Geodis Logistic va implanter à Arsac une plate-forme pour le compte
de Baron Philippe de Rothschild. Terminé au cours du premier trimestre 2009, le
bâtiment de 10.000 m² devrait employer environ 50 personnes. Ce sera la 3ème
plate-forme de GEODIS en Aquitaine.
(source : Journal des Entreprises – 7 mars, 2008)
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